Prévenir l’Ulcère chez le Cheval : Une Mission de Tous les Instants

Le cheval, cet être majestueux, partage avec nous bien plus qu’on ne le pense, y compris la malheureuse tendance à développer des ulcères. Mais qu’est-ce qu’un ulcère, au juste ?

La prévention des ulcères chez le cheval est un sujet qui touche de près bon nombre de propriétaires. Ces ulcères peuvent être causés par une sécrétion excessive d’acide chlorhydrique lorsque l’estomac du cheval reste vide trop longtemps, une surproduction d’acides gras volatils (AGV), ou encore par un exercice physique intense. Heureusement, les moyens de prévention sont relativement simples à identifier et à mettre en œuvre. Il est de notre responsabilité de ne pas les ignorer.

1/ Identifier la Douleur :

Les symptômes d’un ulcère, qu’il soit à un stade clinique ou chronique, sont assez évidents : grincement des dents, hypersalivation, et parfois même le refus de s’alimenter dû à la douleur pouvant entraîner une perte de poids, une baisse de performance, des bâillements fréquents, des changements de comportement, et dans certains cas, des diarrhées ou des coliques. Le stress est également un facteur aggravant notable.

“La douleur est un cri d’alarme de notre organisme, un signal qu’il ne faut jamais ignorer.”

2/ Stratégies de Prévention :

  • Assurer une alimentation constante : un cheval ne devrait jamais jeûner plus de quatre heures. L’accès libre au foin est donc essentiel.
  • Les granulés, s’ils sont donnés, devraient l’être après le foin, jamais avant.
  • Avant tout travail ou exercice, le cheval doit avoir mangé, même légèrement.
  • L’apport en acides gras doit être contrôlé et modéré.
  • Créer un environnement calme et réduire autant que possible les sources de stress. Sans changement d’environnement, aucun progrès n’est possible.

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Compléments et Soutiens Naturels :

Bien que l’avis d’un vétérinaire soit primordial, ne sous-estimez pas le potentiel de la phytothérapie et de la gemmothérapie. Cependant, une consultation avec un naturopathe est recommandée pour éviter toute contre-indication ou interaction avec les traitements en cours.

Des plantes telles que la camomille allemande et la guimauve peuvent protéger la muqueuse gastrique, tandis que la passiflore, la mélisse et la réglisse ont des vertus apaisantes. Le macérat glycériné de figuier est particulièrement efficace pour dissocier les troubles psychosomatiques de l’estomac, avec un dosage adapté selon l’âge et la taille du cheval.

En résumé, faites de votre mieux, mais gardez toujours à l’esprit que sans un changement d’environnement, aucun changement réel n’est possible.

Photo de Tom Schaeffer sur Unsplash